Welcome to my life. The Life Saving's Life.

Welcome to my life. The Life Saving's Life.

"" J'aurai voulu aller jusqu'au bout. Laisser libre cours à mon ivresse, quitte à en perdre le souffle. Je n'avais pas le droit de défier mon destin. Mon corps s'était déjà échoué, inanimé, sur le bitume chaud de cette route, en bas de cet immeuble. Mon âme avait déjà réservé sa place auprès des siens, tout là haut. IL n'avait pas le droit de modifier mon sort ... ""

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Mon nom est Life Saving. Drôle de nom, me diriez-vous. Et encore, si vous saviez la dure réalité des choses, de toutes ces choses qui se cachent derrière tout ca, vous trouveriez cela encore plus étrange, croyez-moi ...

___ Bienvenue dans mon Monde ...

___________________________________


__ Sophia Bush as Life Saving
__ Jensen Ackles as Jack Emerson
__ Chad M. Murray as Aaron Turner


30 coms.


Me contacter : Life-Saving@hotmail.fr
Maintenant avec : Frail Soul Merry Chrismukkah / My own fairness / Blog perso: People-Breath

# Posté le mercredi 07 novembre 2007 14:38

Modifié le samedi 31 mai 2008 17:15

It's only seven o'clock in the evening ...

It's only seven o'clock in the evening ...

Il n'est que sept heures du soir dans ce petit coin d'Arizona et pourtant les derniers rayons de soleil se retirent déjà pour laisser place aux première ténèbres dans ce doux ciel d'automne. A vive allure, une vipère ondule parmi les broussailes sèches, faisant craquer involontairement des branches sous son corps allongé. Elle s'immobilise un instant, tout près d'un rocher sombre, relevant la tête comme si elle était aux aguets. Un bruit sourd s'échappe d'une petite baraque en bois et le reptile s'enfuit. Assise sur le capot de ma vieille décapotable, je tire une longue bouffée de ma cigarette. Les yeux clos, j'écoute paisiblement le silence rythmé par les battements lents de mon coeur, profitant du léger souffle de vent qui caresse ma peau. C'est impressionant comme la fumée nocive de ces cochoneries parvient à me détendre ... Un second vacarme raisonne, suivi cette fois de jurons lancés par une voix grave et masculine. Un sourire sournois ne peut s'empêcher de se dessiner sur mes lèvres, sans pour autant en changer l'expression sereine de mon visage. La porte usée s'ouvre brutalement et un jeune homme brun apparait dans l'encadrement. C'est Jack, mon désigné fiancé. Ca ne peut être que lui, je n'ai pas besoin d'ouvrir les yeux. Nous sommes seuls sur au moins dix kilomètres à la ronde.


_ J ack : Qu'est-ce que tu fous encore dehors à c't'heure là Lili ?


Sans prendre la peine de lui répondre, je décroise mes jambes et me remets sur pieds. D'une allure nonchalante, je me dirige vers la maison, tout près de la cabane en bois, en prenant soin de frôler le corps massif de mon partenaire. Je laisse tomber ma cigarette et l'écrase sur le sol sableux et craquelé. Lentement, je pénètre dans un couloir froid et délabré, dépourvu de toute source de lumière. Me concentrant sur chacun de mes pas et le son irrégulier du plancher au contact de mes talons, je déambule d'une pièce à l'autre, les yeux à peine ouverts. Atteignant la cuisine, je me laisse choir sur une chaise, laquelle émet un grincement peu agréable sous la pulsion de mon corps. Jack entre à son tour, ouvre le frigidaire et en sort une canette de bière. Il regarde dans ma direction, désigne la boisson qu'il serre dans sa main et m'interroge du regard. Je décline son offre d'un hochement de tête négatif et dépose mon visage contre mes bras pliés sur la table.


_ J ack : On m'a pas encore payé, j'ai l'impression qu'ils me prennent pour un gros con ...


"" Mais tu ES un gros con Jack ... Voila la chose que j'ai envie de lui répondre, mais je n'ai pas assez de cran. Je n'en ai plus, du cran, depuis que je suis avec lui. Il ne me reste plus que la solitude et le silence, maintenant que j'ai quitté New-York. Vous ne savez pas ce qui m'a poussé à partir de là-bas, ni même pourquoi je me suis installée dans un endroit coupé du monde. Vous ne vous doutez même pas de la raison de ma haine envers Jack, et vous ignorez totalement tout de mon existence. Mais connaissez-vous cette sensation de mal-être, celle qui nous pousse à devenir soi-même détestable, et dont on devient accro à la seconde où on y goute ? Non, biensur que non, vous ne connaissez pas ... Vous êtes bien trop naïfs et innocents, vous ne pouvez pas être conscients de l'atrocité du monde. Ce monde cruel dans lequel nous vivons tous ... Vous ne savez pas, vous ne savez rien. Mais vous apprendrez bien assez tôt la raison de la dureté de mes mots, ne vous inquiêtez pas ... ""


60 coms.


# Posté le jeudi 08 novembre 2007 00:59

Modifié le mardi 27 novembre 2007 03:12

I wait a minute, just a little minute before answer to him ...

I wait a minute, just a little minute before answer to him ...

J'attends une minute, juste une petite minute avant de lui répondre. Un léger soupir s'échappe de ma bouche et, à l'aide de mes doigts fins, j'exerce une pression sur mes tempes endolories. Il faut savoir que Jack est propriétaire d'une sorte de bar, bâti par lui-même à côté de chez nous. Et sachant que nous vivons dans le fin fond de l'Arizona, on ne peut pas vraiment dire que nous soyons envahi. Notre petit commerce ne s'entretient que grace aux courageux voyageurs qui s'arrêtent ici, le temps de quelques heures.


_ J ack : J'vais en ville demain. Si j'vais pas moi-même chercher l'argent qu'ils me doivent, on pourra toujours attendre et crever en silence.
_ L ife : Et qu'est-ce que tu veux que j'fasse ?
_ J ack : J'aurai besoin qu'tu t'occupes du bar, seulement la matinée.


Je laisse doucement mon front percuter la surface rugueuse du meuble quand un rire nerveux et incontrolable éclate dans ma gorge. Je l'entends avaler prudemment le liquide frais de sa canette et me redresse avec peine sur mon siège.


_ L ife : Ce sera bien la première fois qu'tu me laisses entrer dans ce foutu bar ...
_ J ack : Tu sais très bien pourquoi j'fais ca ... Le docteur l'a dit, tu dois éviter de voir trop d'monde.
_ L ife : Premièrement, il ne m'a pas non plus interdit toute vie sociable. Deuxièmement, je ne comprends pas pourquoi tu suis les ordres ou même les conseils de ce mec, il a toujours dit que des conneries ! Et troisièmement ...


Jack baisse la tête. Il sait d'avance ce que je vais lui dire, et il le craint. Je souris victorieusement et prends un malin plaisir à le voir dans cet état de fébrilité.


_ L ife: Pourquoi t'évites toujours ce sujet ? De quoi t'as peur ?
_ J ack : J'ai pas peur, j'te protège. C'est différent.
_ L ife : Et tu crois qu'c'est en m'isolant ici que tu peux m'protéger ? T'as peur de quoi, merde ?!


Ma voix se fait plus ferme et menacante, l'atmosphère devient tendue. C'est toujours la même chose, quand on discute tous les deux. La machoire de Jack se contracte et il ferme les yeux un instant, cherchant au mieux les mots pour me répondre. Son poing se ressere, j'ai même l'impression qu'il tremble. De colère, de haine, de peine ...


_ J ack : Ton passé t'aurait bouffé si on été restés là-bas ...


La colère monte en moi comme un surplus d'énergie. Exploser. Je ne vais pas tarder à exploser. Moi, qui suis une femme calme, peut être même trop parfois. J'ai besoin d'exploser. Il suffisait de dire la phrase qu'il vient de prononcer pour que je déborde. Je serre les dents, comme pour maitriser une rage incontenable. Je les serre si fort que je les sens grincer. Sans articuler, je tente de prononcer quelques mots, quelques jurons, quelques horreurs qui pourraient l'anéantir, mais rien ne sort. Mes doigts se referment sur la paume de ma main, mes ongles s'enfoncent peu à peu dans ma peau. Inspirant, j'attrape un verre posé devant moi et l'envoie s'écraser sur le mur, à quelques centimètres de Jack.


_ L ife : Arrête de parler de mon passé comme s'il était la cause de cette putain de vie de merde que tu m'fais subir, Jack ...


Je saute à terre et m'empresse de m'échapper vers la pièce la plus sinistre qui puisse exister. Notre chambre. Ces quatres murs qui ont habrité des litres de larmes, des heures de solitudes et de silence, des multitudes de cigarettes grillées et des nuits à mêler sauvagement nos corps, sans esprits, sans sentiments, comme pour tenter d'oublier, oublier l'impossible. Je m'enferme à double tour et après m'être déchaussée, je m'étends sur toute la surface du lit double, par dessus des couvertures chaudes et épaisses. J'étire mollement mes membres inférieurs et pose mes mains sur mon ventre, ressentant chacune de mes inspirations, chacun de mes souffles. Il n'est pas assez tard pour que je m'endorme, et puis de toutes facons, je ne dors jamais. Fixant avec haine un moustique virvoletant autours de la lampe poussiéreuse, j'imagine ardemment quelle serait ma vie si je n'avais pas rencontré Jack. Et je me rends compte qu'à cet instant, s'il n'était pas intervenu, mon âme reposerait en paix.

"" J'ai fait un geste. Le geste que des miliers de personnes voudraient exécuter mais qui n'ont pas assez de courage. Qui ne souffrent pas suffisamment. Qui tout simplement aime trop la vie pour s'en débarrasser. J'ai sauté du toit de mon immeuble après avoir vécu dans un double jeu. J'étais la petite fille hyper active, l'adolescente à la recherche de liberté et la jeune femme épanouie ... seulement pour les autres. Car je vivais dans l'ombre de parents riches et célèbres, obligée de n'être que parfaite pour ne pas déshonorer la famille. Les quantités d'amies que je détenais ne représentaient que de fausses sincérités. Les hommes ne me respectaient pas, et qu'à cela ne tienne. Ma vie était merveilleuse. Mon esprit était dévasté. Alors j'ai sauté. D'une trentaine d'étages, pour avoir la certitude du résultat. L'air frôlant tendrement ma peau, la prise de vitesse, le vent giflant mon visage, le coeur battant plus rapidement. Le contact du bitume contre ma poitrine, puis mes membres, et ma tête. Le sang coulant dans mes cheveux, s'évadant de mon corps. Je sombrai lentement tandis que des cris éclataient près de moi. Puis une sirène d'ambulance, et SA voix. Celle de Jack. J'étais morte et je constatais l'ampleur des dégats. Mon cadavre fut transporté en urgence, et on commencait à remplir ma fiche. Mais il ne voulait pas abandonner, pour lui se n'était pas fini. Alors il prit les choses en mains, et par je ne sais quel miracle, il me ramena à la vie. Je n'en dirais pas plus, mis à part que je lui devais la vie et que c'est pour celà, et seulement celà, que nous nous sommes fiancés. Et depuis ce jour, je ne suis plus que l'ombre de moi-même, reniée par tous mes proches : la fille Saving avait osé mettre fin à ses jours. ""


60 coms.

Alors là ... Je sais vraiment pas quoi dire ... WAOUH. Je ne m'attendais certainement pas à avoir un tel ... "succès" ^^ ... Merci pour tout, vous pouvez pas savoir comme je suis émue des commentaires que vous mettez ! ... Et puis au cas où certains se demandent, non je ne suis pas prof de francais, je n'ai que 14 ans :) Merci, sincèrement. Et puis ... Allez voir par , et aussi, ca en vaut la peine =) MERCI.

# Posté le jeudi 08 novembre 2007 15:10

Modifié le mardi 27 novembre 2007 03:13

That already made a few hours ...

That already made a few hours ...

Cela fait déjà quelques heures que je contemple le plafond avec grand intêret, sans bouger. Le ciel a eu le temps de s'assombrir un peu plus, des miliers d'étoiles ont enfin pu se montrer et un fin croissant de lune tient timidement son rôle de lanterne nocturne. Un bruit retentit et je tourne péniblement la tête vers la porte. La poignée métallique remue et un soupir s'échappe de derrière le panneau mobile, suivi d'un raclement de gorge.


_ J ack : Lili ... Ouvre-moi ...


Je laisse ma tête retomber lourdement sur mon oreiller moelleux. L'envie de lui répondre est inexistante et il commence à cogner contre la porte en bois. Levant les yeux au ciel, je me décide tout de même à me lever. J'attrappe une cigarette sur ma table de chevet et la glisse entre mes lèvres. Je traine des pieds et tourne le verrou sans me presser.


_ J ack : Tu sais que j'supporte pas quand tu t'enfermes, alors pourquoi tu l'fais ?


Je m'adosse au mur face à Jack et sors un briquet de ma poche. Au moment où je porte la flamme près de ma bouche, il s'empare de ma cigarette et la jette à terre.


_ J ack : Tu fumes pas dans la baraque. J'ai préparé la bouffe, j't'attendais pour manger, il est 22 heures.
_ L ife : J'ai pas faim.
_ J ack : C'est toujours c'que tu dis ...
_ L ife : Parce que j'ai jamais faim.


La fermeté de mes mots suffit à mettre un terme à notre discussion. Je longe le couloir, me rattrappant de temps en temps contre le mur pour ne pas tomber. Je parviens à atteindre la salle de bain mais Jack me suit avant que je ne puisse m'enfermer à nouveau.


_ J ack : Qu'est-ce tu fais ?
_ L ife : J'vais prendre une douche.
_ J ack : Ferme pas à clé.
_ L ife : Pourquoi ? Tu crois que j'vais me noyer, ou bien m'électrocuter ? J'pourrai très bien m'couper les veines aussi tu sais ? A moins que tu n'aies envie de me rejoindre pour qu'on s'envoie en l'air ?


Il baisse la tête en souriant. C'est rare de voir cette expression de sa part ... Sa main s'avance à la recherche de ma joue cachée derrière des mèches brunes. Il me regarde, droit dans les yeux, puis il contemple l'intégralité de mon visage, voulant s'imprégner de chacun de mes détails. Ses traits se détendent, comme s'il se délivrait de tout sentiment négatif. Lentement, il passe ses doigts dans mes cheveux. Tendrement, ses lèvres écarte les miennes. Brusquement, je le repousse et recule d'un pas. Le forcant à sortir, je claque la porte devant son nez et soupire de colère. Je respire un bon coup, ouvre le robinet de la douche et laisse mes vêtements glisser au sol. Je constate avec dégout la paleur de mon corps dans le miroir faiblement éclairé et me faufile sous le jet d'eau chaude. M'appuyant contre la parroi, je me laisse envahir par la vapeur emplissant la cabine. Les yeux clos, j'attends que mon esprit se vide de tout mon mal-être, s'évadant enfin, comme libéré. Les gouttes brulantes s'écrasent en quantité contre ma peau et exercent une pression agréable. Je me sens légère, privée de tout ressentiment. Je me sens bien.

Une bonne demi-heure après, je daigne sortir de la pièce à présent humide et chaude. Vêtue d'une simple serviette de bain, blanche à l'origine mais légèrement grisâtre avec le temps, j'inspecte à pas lents l'ensemble de la maison. Aucune trace de Jack, mis à part sa canette de bière à peine entamée posée sur la table et des morceaux de verre éclatés sur le sol, conséquence de ma précédente colère. Je saisis une brosse et un sachet vide avant de me mettre à genou pour nettoyer mon carnage. L'ordre remis, je jette un bref regard par la fenêtre donnant sur l'étendue sableuse et séche continuant jusqu'à l'horizon. Envie de liberté. Je sais que mon avenir ne sortira jamais de ces murs de bois, alors je ne me fais pas de faux espoir. Je ne pourrai jamais m'évader. J'avance tranquillement vers ma chambre où je découvre Jack enroulé dans les couvertures, les yeux ouverts sur la lampe que je fixais il y a quelques heures. Sans prononcer un mot, j'ouvre ma petite armoire et en retire un ensemble shorty-débardeur. Je l'enfile en prenant garde que Jack ne me prête pas attention et me glisse à ses côtés, dans des draps doux et frais.


_ L ife : Ca fera un an exactement, demain ...
_ J ake : Pardon ?


Il tourne la tête vers moi avec étonnement, comme s'il venait tout juste de se rendre compte de ma présence. Je lui adresse un léger sourire innocent qui déclenche une petite lueur dans son regard. A vrai dire, je ne lui souris pas souvent ...


_ L ife : Demain ... Ca fera un an que j'ai sauté.
_ J ack : Que je t'ai sauvé.
_ L ife : Oui, aussi ...
_ J ack : Et qu'on est ensemble.
_ L ife : Biensur ...


Nous ne voyons certainement pas les choses du même oeil. Pour lui, cette année représente notre rencontre qui fût un cadeau du ciel, bien que compliquée. Pour moi, et vous commencez surement à comprendre, ces 365 jours me séparent d'une mort certaine, de mon geste, de mon suicide.


"" J'étouffe. Ici, comme mise en quarantaine, jugée nocive pour le monde extérieur. Jack s'occupe de moi comme d'un enfant malade, en permanence, sans aucun temps mort. Je ne peux plus respirer, je ne peux plus vivre. Alors je me contente de le rendre énervé, triste, nerveux, pensant y gagner quelque chose. Une revanche, peut-être. Me venger parce qu'il m'a sauvé la vie, alors que je n'avais strictement rien demandé, si ce n'est même le contraire. Je voulais mourir, alors pourquoi ? Il aurait dû me laisser en paix, ca aurait été mieux pour tout le monde. Parce que maintenant, j'ai tout perdu. Tout. Même ma fierté. Et là est bien la raison de ma présence auprès de Jack. Il est le seul qu'il me reste, même si je ne veux pas de lui. Alors je me fabrique une nouvelle personnalité pour mieux tenir, un coeur de pierre intouchable et incassable. Une énorme carapace, la plus solide qui puisse exister, pour masquer l'âme morte qui s'accroche et s'accrochera toujours en moi. Je ne suis plus rien sur Terre, à présent. Mon séjour parmis vous était déjà terminé. Mais il a fallu qu'il redémarre le processus, qu'il redémarre mon coeur. J'ai simplement perdu toute joie de vivre parce que la Mort m'avait déjà enlevée ... ""



60 coms.

Aaron as Chad M. Murray ne va pas tarder, patience ;) ... Et puis, plus vous mettrez de coms, plus vite il arrivera, hein ! =) J'vous aaaaime! (siiii j'vous assure, mais j'vous l'dirais peut être pas tout l'temps :p)

# Posté le dimanche 11 novembre 2007 15:16

Modifié le lundi 12 novembre 2007 11:06

A body stir strongly at my side ...

A body stir strongly at my side ...

Un corps remue énergiquement à mes côtés et les couvertures se retirent. Ma gorge émet un son hargneux et je me retourne, étalant mes bras sur la largeur du lit vide. A travers mes paupières closes, je sens la chaleur des rayons de soleil envahir mon visage. Je fronce les sourcils et pousse un cri aïgu à peine audible. La chose que je supporte le moins après l'enfermement, c'est le réveil. Des doigts hésitants dégage les longues mèches de cheveux qui se tordent sur mon visage et me carressent la joue.


_ L ife : Tu pars à quelle heure ?
_ J ack : J'y vais là, dans une minute. Mais j'voulais dire bonjour à la plus belle femme du monde ... Quoi que si tu prenais un peu de couleurs et de poids, tu serais pas plus mal tu sais ...
_ L ife : Soit tu m'aimes comme je suis, soit tu m'aimes pas, ok ? Moi j'te force à rien, alors t'as le choix ...


Je me vexe et me dégage de ses bras. Enfilant un long gilet en laine, je quitte la pièce sous les appels répétitifs de sa voix grave. J'atteinds la cuisine, me prépare un bon café noir et m'installe dans mon fauteuil, m'asseyant en tailleur et contemplant attentivement les alentours, cherchant un moindre détail inhabituel. Jack apparait par la porte à ma gauche et s'enfuit par celle opposée, sans même m'adresser un regard. Mon attention est attirée par un carré de feuille blanche posé sur la table basse et je l'attrappe du bout des doigts.


" Le bar doit être ouvert à 8:30, fermé à 12:30, pile. Pas une minute de plus, ni une de moins. Je compte sur toi Lili. Evite quand même de parler trop aux visiteurs. Habille-toi correctement. Interdit de te servir dans les réserves, pas d'alcool pour toi. Si tu as un problème, appelle-moi. Je rentre vers 13 heures. Bisou, je t'aime. "


Cet homme aurait surement été un bien meilleur père que celui qui m'a été donné ... Je jette un coup d'oeil à l'horloge murale face à moi et constate qu'il ne me reste que quelques minutes pour me préparer. Après m'être rapidement lavée à l'eau fraiche et vêtue d'une tenue convenable, je m'assois doucement sur le pas de la porte d'entrée, profitant du dernier instant qu'il me reste avant de reprendre contact avec la vie réelle. Je ferme les yeux et penche ma tête en arrière, laissant le soleil réchauffer chaque parcelle de mon visage marqué. J'inspire fortement et une grande quantité d'oxygène s'engouffre dans mes poumons. C'est bon, mais il manque quelque chose. Ma cigarette ... Une odeur dont je suis devenue indépendante. Je rentre dans la maison et récupère mon paquet, inspecte à nouveau l'heure puis me dirige vers le bar en soupirant.

C'est la première fois que je le découvre. Je l'ai toujours imaginé poussiéreux et morbide, mais il se trouve être agréable et frais. A vrai dire, Jack s'en occupe la plupart du temps, il serait difficile qu'il soit délaissé. J'avance à l'aveugle, me laissant guider par mon instinct et ma curiosité. La pièce qui sert à recevoir la clientèle n'est pas très vaste mais parait chaleureuse, décorée à la manière des années 70. Les tables sont principalement éparpillées près des murs, laissant un espace circulable au centre de la salle. Je fais le tour du propriétaire, marque un arrêt dans les réserves interdites et me prépare à ouvrir le bar. Je me dirige donc vers la porte vitrée et retourne la pancarte Open/Close, balayant craintivement du regard le désert extérieur. Tentant de masquer mon impatience, je prend place derrière le contoir sur un tabouret peu confortable et tappe nerveusement du pieds. Bercée par le rythme soutenu de ma mélodie, je commence peu à peu à me perdre dans mes pensées, ressassant chaque moment jovial de ma vie, chaque mensonge entendu ou prononcé, chaque marque d'affection recue ... Le résultat me semble décevant, autant vous le dire. Tout n'était que superficiel et préparé à l'avance, comme si mes proches et moi jouions un rôle sur mesure. Tout ne se basait que sur des mensonges et de l'hypocrisie, éliminant encore un peu plus toute trace de vérité et de sincérité. Les chances de vivre un existence normale m'étaient devenues inexistantes. Non, je ne regrette pas d'avoir sauté. Et plus j'y repense, plus je suis fière de ce que j'ai osé faire.


100 coms.

Arrivée d'Aaron à la prochaine scène, d'où l'augmentation de ma demande de coms :). Vous comprenez, j'veux faire une suite digne de ce nom, alors il me faut un peu plus de temps ! Une question m'a été plusieur fois posée concernant le suicide de Life, pour savoir si je vous donnerai ou non la raison exacte de son geste. A vrai dire, je ne sais pas encore, mais il est largement probable que je vous en dise plus ^^. Suite un peu plus courte que d'habitude, je suis désolée :s . Bizoo à tous, et merci.

# Posté le lundi 12 novembre 2007 12:55

Modifié le mardi 13 novembre 2007 12:32